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  • Stéphane Ragusa

Faustine Kowalska


Quand le pardon est offert, quand Dieu ressemble à un commerçant qui liquide tout gratuitement dans une opération portes ouvertes même pour les plus grands pécheurs avec un simple chapelet plus rapide, quand une petite soeur polonaise préposée aux casseroles annonce de Sa part cet immense don gratuit...

Sr Faustine

Introduction

Le Petit Journal retrace une révélation privée avec Jésus ressuscité qui parle. C’est sans doute la seule reconnue par l’Eglise avec Marguerite Marie à Paray. Il y a d’ailleurs beaucoup de similitudes: appel de Dieu jeune, apparition à un carnaval, image à diffuser, Cœur, promesses (chapelet miséricorde, premiers vendredis du mois).

Première canonisation de l’an 2000 et du nouveau millénaire.Le message de la miséricorde a été repris en 1980 dans l’encyclique Dives in Misericordia. Et JPII est mort le soir du 2 avril 2005, alors qu’on était entré dans la célébration du dimanche de la miséricorde.Dans son homélie du 30 avril 2000, lors de sa canonisation JP II cite des extraits du journal en disant « Jésus dit à Faustine » il reconnaît donc que c’est bien Jésus qui parle.

Connue par son journal surtout :

« Je dois noter les rencontres de mon âme avec Vous, mon Dieu, dans les moments de Vos visites particulières. Celui qui Vous remplace auprès de moi sur cette terre et m’explique Votre sainte Volonté, m’a donné cet ordre. » PJ6

Journal comme vie de Thérèse d’Avila écrite par elle-même ou histoire d’une âme de Thérèse de Lisieux mais là en plus on a le point de vue de Dieu. Tout à fait unique à ma connaissance.

Biographie

Une vocation précoce

Née en 1905 dans une famille très pauvre, 8 enfants, avec trois hectares de terre. Les sœurs n’avaient qu’une seule jupe qu’elles se passaient pour aller à la messe. Elle doit travailler, y compris le dimanche pour faire paître les vaches.

Elle a eu des visions dés son enfance. Partageant la chambre de sa sœur, elle se réveillait la nuit pour prier, voyait la vierge Marie.

« Dès l’âge de sept ans, je perçus l’appel définitif du Seigneur, la grâce de la vocation à la vie religieuse. Pour la première fois, j’entendis en moi la voix de Dieu, c’est-à-dire l’invitation à une vie plus parfaite ; mais je n’ai pas toujours été obéissante à cette invitation de la grâce. Je n’ai rencontré personne qui aurait pu m’expliquer ces choses ». PJ7

Jésus se manifeste à elle un jour, dans une grande clarté. Sachant sa vocation, elle rentre voir ses parents.

« A dix-huit ans, j’ai prié très instamment mes parents de me permettre d’entrer au couvent ; ils repoussèrent catégoriquement ma demande. Après quoi je me suis adonnée aux vanités de la vie, ne faisant aucune attention aux signes de la grâce, bien que mon âme ne trouvât contentement en rien ».

Son père refuse son entrée au couvent, en partie car il n’avait pas d’argent à lui offrir alors que les congrégations exigeaient des dots. Sur les 8 enfants du couple Kowalski, 5 étaient encore à charge quand Helena est partie travailler comme domestique.

« Cet appel constant était un grand tourment pour moi ; je tâchais pourtant de l’assourdir par des divertissements. J’évitais intérieurement Dieu et me tournais résolument vers les créatures. Cependant la grâce de Dieu fut victorieuse. » PJ8

L’appel décisif. Petit Journal 9-14

« Un soir, j’étais au bal avec une de mes sœurs. Pendant que tout le monde s’amusait, j’éprouvais des tourments intérieurs. Soudain, au moment où je commençais à danser, j’aperçus près de moi Jésus supplicié, dépouillé de ses vêtements, tout couvert de blessures, qui me dit ces mots : « jusqu’à quand vais-Je te supporter, et jusqu’à quand vas-tu Me décevoir ? »

A ce moment la charmante musique cessa pour moi, la société où je me trouvais disparut à mes yeux, il ne restait que Jésus et moi.

Je m’assis auprès de ma sœur, simulant un mal de tête, pour cacher ce qui venait de se passer.

Quelques instants plus tard, je quittai discrètement la société de ma sœur, et je me rendis à la cathédrale Saint Stanislas Kosta , on était près du lever du jour, il y avait peu de personnes dans la cathédrale ; ne faisant attention à rien de ce qui se passait autour de moi je me prosternai devant le Très Saint Sacrement et demandai au Seigneur qu’il daigne me faire connaître ce que je devais faire.

Tout à coup j’entendis ces paroles « pars tout de suite pour Varsovie; là tu entreras au couvent. » Me redressant après cette prière, je rentrai à la maison où je rangeai mes affaires. De mon mieux j’appris à ma sœur ce qui s’était passé. Je l’invitais à dire adieu de ma part à mes parents et ainsi, avec une seule robe, sans bagages, j’arrivai à Varsovie.

En quittant le train et en voyant que chacun des passagers prenait sa route, je fus saisie de frayeur : que faire ? A qui m’adresser ? Je dis à la Sainte Vierge « Marie, conduisez moi, guidez-moi ! » Aussitôt je perçus que je devais quitter la ville pour un village où je pourrais passer la nuit en sûreté. Je trouvais tout comme la Sainte Vierge me l’avait dit.

Le lendemain de très bonne heure, j’arrivai en ville. J’entrai dans la première église rencontrée, et me mis à prier pour connaître la volonté divine. Les messes se succédaient. Pendant l’une d’elles j’entendis ces mots: Va trouver ce prêtre ! et dis-lui tout. Il t’expliquera ce que tu dois faire. »

La messe finie, je suis allée à la sacristie. J’ai raconté au prêtre tout ce qui s’était passé et je lui ai demandé de m’indiquer dans quel couvent je devais entrer.

Le prêtre s’étonna d’abord mais il me dit avoir grande confiance, que Dieu disposerait de mon avenir. « En attendant je t’enverrai chez une pieuse dame qui t’hébergera jusqu’au moment où tu entreras au couvent. »

Pendant mon séjour chez cette dame qui me reçut avec beaucoup de bienveillance, je cherchais le couvent, mais à chaque porte où je frappai, on me refusait. La douleur serrait mon cœur et je dis au Seigneur Jésus: « Aidez moi, ne me laissez pas seule »

Enfin, je frappais à notre porte. La Mère Supérieure, l’actuelle Mère Générale Michèle, m’accueillit. Après une brève conversation, elle m’invita à aller chez le Maître de la maison demander s’Il me recevrait. Je compris tout de suite que je devais prier le Seigneur Jésus. Avec grande joie, je suis allée à la chapelle et lui dit : « Maître de cette maison, est ce que vous me recevrez ? c’est ce qu’une sœur m’a ordonné de demander. » Et tout de suite j’entendis : « J’accepte tu es dans mon cœur . » Quand je sortis de la chapelle, la Mère Supérieure me demanda : »Eh bien, est ce que le Seigneur t’a reçue ? » « Oui », lui répondis-je. « Si le Seigneur t’a reçue, je te reçois aussi. »

Les Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde

Congrégation destinée à l’accueil des « repenties », anciennes prostituées ou filles en perdition confiées par les tribunaux. Fondée en 1862 à Varsovie en suivant l’exemple de la congrégation de la mère Thérèse Rondeau de Laval, cofondatrice de la congrégation.

En 1928 on recensait 221 religieuses et 820 pensionnaires.

Beaucoup de congrégations n’acceptaient pas les filles sans formation et sans dot. Notamment la congrégation des Sœurs franciscaines de la Sainte Famille dont la maison était voisine à Varsovie et chez qui Helena du frapper.

Les sœurs de la Miséricorde acceptaient toutes les filles quelque soit l’origine sociale.

Les soeurs étaient divisées en deux chœurs, le premier avec des sœurs qui s’occupaient de la formation et qui venaient de milieux aisés où elles avaient pu faire des études et le second chœur avec des sœurs moins bien formées. Celles-ci s’occupaient du fonctionnement matériel : cuisine, linge, jardin, culture de la terre, animaux…

Les repenties étaient sorties de leur milieu d’origine, et la chapelle n’avait pas d’entrée par l’extérieur. Elles recevaient un nouveau prénom et aveint interdiction de parler de leur passé.

Les sœurs du premier chœur faisaient de l’enseignement pour favoriser l’insertion professionnelle de leurs pensionnaires. Elles restaient environ 3 ans. Les trois quarts ont « persisté sur le bon chemin ».

Pour son premier entretien, la sœur qui l‘a reçue a noté « effacée, un peu trop âgée, simple, c’est une servante, cuisinière de profession, elle n’a pas de dot, matériellement, elle n’a rien à apporter. »

La mère du couvent la reçoit quand même. Sr Faustine la décrira plus tard comme « imprégnée de la lumière de Dieu et amoureuse de Dieu ».

Elle ne lui fait pas non plus bonne impression. La supérieure note de prime abord son « aspect extérieur un peu négligé, je me suis dit : ce n’est pas pour nous… ». Elle parle néanmoins avec elle un peu par charité chrétienne et note « la candidate gagne beaucoup quand on l’approche, elle a un sourire agréable, un visage sympathique, elle a beaucoup de simplicité, de franchise et de bon sens quand elle s’exprime ». Elle l’accepte. Elle sera reçu postulante un an plus tard, le 1eraoût 1925, après avoir travaillé un peu pour apporter une dot.

Après trois semaines, elle souhaite pourtant quitter ce couvent. En effet, le temps consacré à la prière était assez limité. Le matin 1/2h avant la messe, la journée 1/4h de lectures spirituelles, 1/2d de recueillement + un chapelet de rosaire et les matines à l’Immaculée Conception. Confession hebdomadaire, une journée de recueillement mensuelle, deux retraites par an.

« Mais après trois semaines, je m’aperçus que l’on consacrait peu de temps à l’oraison et, pour bien d’autres désirs de mon âme, je pensais que je devais entrer dans un couvent plus strict. Cette idée, ou plutôt cette tentation s’affermissait dans mon âme et devenait de plus en plus forte, bien qu’elle soit opposée à la volonté divine.

Un jour je me décidai à m’en expliquer avec la Mère Supérieure et à quitter immédiatement cette maison. Mais, Dieu dirigea les évènements de telle façon que je ne pus voir la Mère Supérieure. Avant d’aller me coucher, j’entrai en passant dans la petite chapelle et je demandai à Jésus de m’éclairer sur ce point, mais je ne fus pas, semble-t-il, exaucée : seule une inquiétude surprenante m’envahit. Malgré tout, je pris la résolution d’en parler à la Mère Supérieure et de lui faire part de ma décision, le lendemain après la messe.

C’est dans ces dispositions que j’entrai dans ma cellule, tourmentée et mécontente ; les sœurs étaient déjà couchées et la lumière éteinte. Je ne savais que faire de ma personne. Je me jetai à terre et commençai à prier intensément pour connaître la volonté de Dieu. Le silence régnait partout comme dans un tabernacle…

Après un moment, ma cellule s’éclaira et sur le rideau j’aperçus le Visage très douloureux de Jésus. Il était couvert de plaies ouvertes, et de grosses larmes tombaient sur mon couvre-lit. J’ignorais tout ce que cela signifiait. Je demandai à Jésus : « Qui Vous a fait une telle douleur ? » Jésus me dit : « C’est toi qui Me fera souffrir, si tu quittes ce couvent. C’est ici et non ailleurs que je t’ai appelée et je t’y ai préparée de nombreuses grâces.» Je demandai pardon à Notre Seigneur et tout de suite j’oubliai la résolution que j’avais prise. PJ 18-19»

+ vision purgatoire PJ20.

Relations avec les soeurs

Les difficultés sont nombreuses avec cette congrégation et avec les supérieures. Certains avaient perçu sa qualité d’âme. L’appelaient princesse, ou savaient qu’elle serait sainte au moment de sa mort.

« Mère Marguerite me dit : sur votre voie, ma Soeur, les souffrances surgissent comme d’elles-mêmes sous vos pas. Je vous vois, ma Sœur, comme une crucifiée. Cependant j’ai remarqué que Jésus y est pour quelque chose. Soyez fidèle au Seigneur. » PJ 149

« Pendant longtemps, je ne pouvais comprendre une chose : c’est que Jésus m’avait ordonné de tout dire à mes Supérieures qui ne me croyaient pas ; elles me témoignaient de la pitié, comme si j’étais dans l’illusion ou bien sous l’influence de mon imagination. Aussi, je pris la résolution d’éviter intérieurement Dieu par crainte des illusions. Mais la grâce divine me poursuivait à chaque pas et lorsque je m’y attendais le moins, Dieu me parlait. » 38

Une proximité unique avec Jésus

« Ma fille, j’ai établi Ma prédilection dans ton cœur ! Lorsque le Jeudi Saint, Je Me suis donné Moi-Même dans le Saint Sacrement, tu étais nettement présente à Ma pensée. »1773

« Le Seigneur m’a dit : « Je me délecte de ton amour ; ton amour sincère est aussi agréable à mon cœur que le parfum d’un bouton de rose au petit matin, alors que le soleil n’en a pas encore absorbé la rosée. La fraîcheur de ton cœur me ravit, c’est pourquoi je m’unis si étroitement à toi comme à aucune autre créature… » 1545

« L’intérieur de mon âme est comme un monde grand et magnifique où Dieu demeure avec moi. En dehors de Dieu personne n’y a accès ». PJ582.

« Je ne cherche pas le bonheur en dehors de mon intérieur où demeure Dieu. Je me réjouis de Dieu à l’intérieur de moi-même, là, je demeure sans cesse avec Lui. » PJ454

Donc une vocation unique et une mission particulière, être l’apôtre de la Miséricorde.

Sa mission d’apôtre de la miséricorde.

Le tableau

« Un soir, dans ma cellule, je vis Jésus vêtu d’une tunique blanche, une main levée pour bénir, la seconde touchait son vêtement sur la poitrine. De la tunique entr’ouverte sortaient deux grands rayons, l’un rouge, l’autre pâle. Je fixais le Seigneur en silence, l’âme saisie de crainte, mais aussi d’une grande joie. Après un moment, Jésus me dit ; « Peins un tableau de ce que tu vois avec l’inscription « Jésus, j’ai confiance en vous ! »Je désire qu’on honore cette image, d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier.

Je promets que l’âme qui honorera cette image, ne sera pas perdue. Je lui promets aussi la victoire sur ses ennemis dès ici bas, et, spécialement à l’heure de la mort. Moi-même je la défendrai comme Ma propre gloire»

Fête de la Miséricorde

Le dimanche de la Miséricorde, second dimanche de Pâques. Depuis 2000.

« En ce jour les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes… qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de Moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate » PJ699

Il y a aussi la neuvaine de la Miséricorde qui commence le Vendredi Saint, qui montre le lien entre le mystère de la Rédemption et le mystère de la Miséricorde. Voir Chapelet.

Le chapelet à la Miséricorde divine

Sur les gros grains :

« Père Eternel, je t’offre le Corps et le Sang, l’Ame et la Divinité de ton Fils bien aimé, Notre Seigneur Jésus Christ.En réparation de nos péchés et de ceux du monde entier. »

Sur les petits grains, les dizaines :

« Par sa douloureuse Passion,Sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier »

« Quand on récite ce chapelet auprès de l’agonisant, la colère divine s’apaise, la miséricorde insondable s’empare de son âme » PJ811

L’heure de la Miséricorde

« A cette heure là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres ; à cette heure là la grâce a été donnée au monde entier, la miséricorde l’emporte sur la justice » PJ1572

Une nouvelle congrégation dédiée à la Miséricorde

« Cette Congrégation existera ( ...) et je vois quelle grande gloire elle rendra à Dieu. ... Sans cesse elle va implorer la Miséricorde Divine pour elle et pour le monde entier (...) Cette Congrégation de la Miséricorde Divine sera dans l’Eglise de Dieu, comme une ruche, dans un magnifique jardin, cachée, silencieuse ... » PJ 664

La congrégation ne sera pas fondée de son vivant, mais en 1947, les sœurs de Jésus Miséricordieux. Faustine se demande si elle ne se trompe pas. Une maison en Sologne( 2012).

La miséricorde : le cœur qui se penche sur la misère. On parle des œuvres de miséricorde corporelle ou spirituelle. Comment s’exerce cette Miséricorde ?

Conversation entre le Dieu de Miséricorde et l’âme désespérée. PJ 1485

Jésus : « Ame plongée dans les ténèbres, ne désespère pas, tout n’est pas encore perdu, entre en conversation avec ton Dieu qui est tout Amour et Miséricorde.» Mais malheureusement l’âme demeure sourde à l’appel de Dieu et se plonge dans des ténèbres plus grandes encore. Jésus l’appelle à nouveau : « Ame, entend la voix de ton Père miséricordieux.»

Une réponse s’éveille en l’âme : « Il n’y a plus pour moi de Miséricorde.» Et elle tombe plus bas encore, dans une sorte de désespoir qui lui donne comme un avant-goût de l’enfer et la rends complètement incapable de se rapprocher de Dieu. Pour la troisième fois, Jésus s’adresse à l’âme mais l’âme est sourde et aveugle et elle s’endurcit peu à peu dans le désespoir. Alors des profondeurs de la Miséricorde divine un dernier effort est tenté et sans aucune coopération de l’âme, Dieu lui donne Sa dernière grâce. Si elle la dédaigne, Dieu la laisse alors dans l’état où elle-même veut être pour les siècles. Cette Grâce provient du Cœur Miséricordieux de Jésus, elle touche l’âme de sa lumière et l’âme commence à comprendre l’effort de Dieu ; mais la conversion dépend d’elle. Elle sait que cette grâce est la dernière pour elle. Et si elle montre le moindre frémissement de bonne volonté aussi petit qu’il soit, la Miséricorde divine accomplit le reste.

Jésus : « C’est ici qu’agit la Toute-Puissance de Ma Miséricorde ! Heureuse l’âme qui profite de cette grâce !

Quelle immense joie emplit Mon Cœur lorsque tu reviens vers Moi ! Je te vois si faible, c’est pourquoi Je te prends dans Mes bras et Je te porte à la Maison de Mon Père. »

L’âme, comme tirée de sa torpeur demande pleine d’effroi : « Est-il possible qu’il y ait encore Miséricorde pour moi ? ».

Jésus : « C’est justement toi, Mon enfant, qui as un droit particulier à Ma Miséricorde. Permets-lui d’agir sur toi, dans ta pauvre âme. Permets aux rayons de la Grâce d’entrer dans ton âme, ils apportent avec eux la lumière, la chaleur et la vie. »

L’âme : « Pourtant la crainte m’envahit au seul souvenir de mes péchés et cette terrible frayeur me pousse à douter de Votre bonté. »

Jésus : « Âme, sache bien que tous tes péchés ne m’ont pas blessé aussi douloureusement le Cœur, que ne le fait ta méfiance actuelle. Comment après tant de preuves de Mon Amour et de ma Miséricorde peux-tu demeurer incrédule devant ma bonté ? »

L’âme : « Ô Seigneur, sauvez-moi tout Seul , car je vais périr. Soyez pour moi le Sauveur. Ô Seigneur, je ne suis pas en état d’exprimer le reste, mon pauvre cœur est déchiré, mais Vous, Seigneur !… »

Jésus ne laissa pas l’âme terminer ces mots, mais l’enleva de terre, de cet abîme de misère et en un moment, la conduisit en la demeure de Son propre Cœur où tous ses péchés disparurent en un clin d’œil. Le feu de l’Amour les détruisit.

Ste Faustine, extraits du Petit Journal

Le silence

Le Seigneur m’a fait voir à quel point Lui déplait une âme bavarde : « En cette âme je ne jouis d’aucun repos. Le tumulte incessant Me fatigue et dans ce tumulte l’âme ne discerne pas ma voix. » 1007

A mon avis, et d’après mon expérience la règle concernant le silence devrait figurer à la première place. Dieu ne se donne pas à une âme bavarde qui bourdonne comme un faux-bourdon dans la ruche, mais ne fait pas de miel : l’âme bavarde est vide à l’intérieur. Il n’y a en elle ni vertu fondamentale, ni intimité avec Dieu. Il n’est pas question pour elle, d’une vie plus profonde, d’une douce paix, ni du silence où demeure le Seigneur. Celui qui n’a jamais goûté à la douceur du silence intérieur est un esprit inquiet qui trouble le silence d’autrui. J’ai vu beaucoup d’âmes qui étaient dans les gouffres de l’enfer pour n’avoir pas su garder le silence. PJ 119

Tâche de vivre recueillie pour que tu entendes ma voix qui est si basse que seules les âmes recueillies peuvent l’entendre. PJ 1780

Les âmes moins recueillies veulent que les autres, qui sont pour elles un remord incessant, leur ressemblent. PJ 147

« Quand tu médites ce que Je te dis dans les profondeurs de ton cœur, tu en retires plus de profit que si tu lisais de nombreux livres. Oh ! si les âmes voulaient écouter Ma voix quand Je parle dans les profondeurs de leur cœur, elles parviendraient rapidement aux sommets de la sainteté. » 583

Conseils à ceux qui vivent dans le monde

Mon Jésus comme ces gens parlent peu de Vous. Ils parlent de tout, mais pas de Vous, Jésus. Et s’ils en parlent peu c’est, que probablement, ils n’y pensent pas du tout. Le monde entier les intéresse, mais sur Vous, le Créateur : silence. Que c’est triste Jésus, de voir cette indifférence et cette ingratitude des êtres créés ! Ô mon Jésus, je désire vous aimer à leur place et Vous dédommager par mon amour ! 803

Je désire combler les âmes de grâces, mais elles ne veulent pas les accepter. Toi au moins, viens vers Moi le plus souvent possible et prends ces grâces qu’elles ne veulent pas. Ainsi tu consoleras Mon Cœur. Oh ! Que l’indifférence des âmes pour tant de bonté, tant de preuves d’amour est grande! Mon Cœur n’est abreuvé que d’ingratitude et d’oubli de la part des âmes qui vivent dans le monde. Elles ont du temps pour tout, mais elles n’ont pas de temps pour venir vers Moi, ni pour chercher des grâces. 365

Ah, combien il m’est douloureux que les âmes s’unissent si peu à Moi au cours de la Sainte Communion. J’attends les âmes mais elles sont indifférentes envers Moi. Je les aime si tendrement, si sincèrement, et elles n’ont pas la foi en Moi. Je veux les combler de grâces, elles ne veulent pas les accueillir. Elles Me traitent comme quelque chose de mort et pourtant, J’ai le Cœur débordant d’Amour et de Miséricorde. 1446

Il faut d’abord vivre de Vous, pour Vous reconnaître dans les autres. 502

Les âmes choisies

Le Père Céleste glorifiera et reconnaîtra nos âmes dans la mesure où Il verra en nous la ressemblance avec Son Fils. J’ai compris que cette assimilation à Jésus nous est donnée ici-bas sur terre. Je vois des âmes pures et innocentes sur lesquelles Dieu exerça Sa justice. Ces âmes sont des victimes qui soutiennent le monde et qui complètent ce qui manquait à la Passion de Jésus. Ces âmes ne sont pas nombreuses. 603

Alors j’ai aperçu Jésus cloué à la Croix. Il était suspendu à la Croix depuis un moment, quand je vis toute une légion d’âmes crucifiées comme Lui. Et je vis une deuxième légion d’âmes et une troisième légion d’âmes. La deuxième légion n’était pas clouée à la croix, mais les âmes tenaient fermement la croix en main. La troisième légion n’était ni crucifiée, ni en ferme possession de la croix ; ces âmes traînaient leur croix derrière elles, d’un air mécontent. Alors Jésus me dit : « Vois-tu ces âmes qui Me ressemblent dans les souffrances et dans les mépris Me ressemblent aussi dans la gloire. Et celles qui sont le moins semblables à Moi dans les souffrances et les mépris, seront aussi le moins semblables à Moi dans la gloire. » 445.

Justice et miséricorde

Lorsqu’un jour, j’ai demandé à Notre Seigneur comment il se fait qu’Il puisse tolérer tant de forfaits et tant de crimes sans les châtier, le Seigneur me répondit : « J’ai l’éternité pour les punir. Maintenant Je prolonge le temps de la miséricorde. Mais malheur à ceux qui ne savent pas reconnaître le moment de Ma visite. » 1158

Je poursuis de ma miséricorde les pécheurs sur tous leurs chemins et mon cœur se réjouit quand ils reviennent à moi. J’oublie les amertumes dont ils abreuvent mon cœur, et je me réjouis de leur retour. Dis aux pécheurs qu’aucun n’échappera à ma main. S’ils fuient mon cœur miséricordieux, ils tomberont dans les mains de ma justice. Dis aux pécheurs que je les attends toujours, je prête une oreille attentive aux battements de leur cœur quand il bat pour moi. Ecris que je leur parle par leurs remords de conscience, par les insuccès et les souffrances, par les orages et la foudre, je leur parle par la voix de l’Eglise, et s’ils font échouer toutes mes grâces, je commence à me fâcher contre eux, les abandonnant à eux-mêmes, je leur donne ce qu’ils désirent. PJ 1728

Une vision du Paradis

Aujourd’hui j’étais en esprit au Ciel, et j’ai vu des beautés inimaginables et le bonheur qui nous attendent après la mort. J’ai vu comme toutes les créatures rendent perpétuellement honneur et gloire à Dieu. J’ai contemplé l’immensité du bonheur en Dieu qui s’écoule sur toutes les créatures, les rend heureuses, et revient à sa source. Et toute gloire et honneur provenant du bonheur reçu, sont rendus à Dieu et entrent dans les profondeurs divines. J’ai vu toutes les créatures contempler la vie intérieure de Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit, que jamais elles ne comprendront ni n’approfondiront. Cette source de bonheur est invariable dans son essence, et cependant toujours nouvelle, jaillissant pour le bonheur de toute créature. Je comprends maintenant Saint Paul qui a dit : « Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, tout ce que Dieu à préparé pour ceux qui L’aiment. » 776

Chaque Communion te rendras plus capable de communier avec Dieu pour toute l’éternité.» 1810


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