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Saint Jean de la Croix

 

Courte biographie :

Jean de la Croix, né dans une très pauvre famille de tisserands. Ceux-ci vendent leur production aux paysans et dépendent donc des années fastes… ou moins fastes. Catalina et Gonzalo sont deux des trois enfants. Le père meurt. Entre Avila. La mère s’exode vers la grande ville. Jean étudie dans un collèges de la doctrine. Ces collèges vivaient de la mendicité des enfants pris en charge. Il devient aide-soignant. Il a cependant droit à l’éducation jésuite gratuite en tant qu’auditeur libre à cause d’une intelligence exceptionnelle. Il entre en 1563 chez les carmes. Il s’y trouve insatisfait dans sa quête de la perfection chrétienne et veut rentrer à la Chartreuse. En 1567 il est ordonné prêtre. Il rencontre Thérèse d’Avila à Medina del Campo. Elle est alors autorisée à faire la réforme des carmes et carmélites. Cette réforme provoque une crise entre les réformés et les non réformés. Arrêté par le camp d’en face, il est emprisonné du 2 décembre au mois d’août 1578 (?). Expérience mystique dans le cachot. Il réussit à s’enfuir quand il réalise qu’il mourra de faim et de soif s’il ne le fait pas. Pourtant l’expérience mystique vécue lors de ce séjour terrible au fond du cachot ténébreux aura une fécondité extraordinaire, puisque toutes ses oeuvres dans des domaines très différents seront écrites après en très peu de temps : poésie, traités, tous sont écrits entre 1580 à 1584. de plus, ses oeuvres très variées sont écrites alors qu’en même temps il occupe des postes de grande responsabilité. Il est ensuite mis de côté par le provincial qui le marginalise. Il meurt d’une infection cutanée (érysipèle) pour laquelle il aura été torturé par des les traitements médicaux de l’époque (parties infectées découpées au fer rouge).

 

Pour plus sur la biographie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_la_Croix

 

L’oeuvre et le chemin mystique proposé à tous les amoureux du Christ :

 

Jean est à la fois johannique et paulinien (Son Christ est celui de la mort et de la résurrection). Alliance du désir de Dieu et désir de l’homme, pour nous faire entrer dans la communion d’amour. La prière chrétienne est la prière de Dieu en nous. Ch 22 de la montée du Carmel : il n’est plus permis dans la nouvelle alliance de demander des signes car Dieu nous a tout dit dans son Fils : écoutez-le ! Jean souligne le travail (avant pour le désir, pendant pour la purification et l’embrasement) de l’Esprit Saint qui était jusque là le parent pauvre de la théologie latine. L’Esprit Saint nous fait entendre la Parole et le Christ nous donne cette parole. Mais ce qui met en chemin c’est d’abord une blessure d’amour. Les tourments du désir vont augmentant par des figures d’imaginaire vers un renversement de perspective : le croyant croit qu’il est celui qui souffre de désir, mais il va découvrir que c’est Dieu qui le cherche. Trois symboles pour ce retournement :

- La blessure

- Le cerf : … mais c’est le cerf, le bien-aimé qui est blessé !… Où t’es-tu caché? ce cerf échappé se cache, mais se cache en l’âme. Il est plus intime à moi que moi-même et c’est moi qui suis au dehors. Certes l’âme (biche) est captive du désir, mais c’est Lui qui est captif de notre amour.

- L’époux, le bien-aimé du Cantique qui devient « le très doux nom de Jésus ».

 

Il y a deux langages chez Jean de la Croix : le langage didactique dans ses traités, et un autre langage lorsque ce qui est à exprimer dépasse les concepts et les idées, celui de la poésie, le langage symboliques avec 3 symboles :

- la nuit (expérience pascale), avec trois dimensions : entrée dans la nuit avec le détachement du monde sensible, confrontation avec l’angoisse du coeur humain, pour parvenir à une nuit plus claire que l’aurore. Nuit finale de communion de la foi avec le bien-aimé.

- le feu dans cette nuit. Purification du coeur et désir d’aimer, qui éclaire nos résistances à l’amour.

- la source. Jaillissement de la vie, de la grâce de Dieu. (on notera que cette source était entendu sans être vue : dans son cachot il entendait le Tage alors qu’il était souvent assoiffé)

 

Dans le chemin de l’union à Dieu, il n’y a selon Jean qu’un seul moyen : la foi. Cette foi est presque équivalente à Dieu lui-même (?), car croire en Dieu, c’est voir Dieu. Qu’est-ce que suppose cette foi? Elle suppose de consentir au dépouillement, à la nudité et à la pauvreté d’esprit. C’est la béatitude des coeurs pauvres ; la croix est le lieu par excellence de cette pauvreté. C’est bien le renversement du désir humain d’un dieu imaginaire qui me rendrait tout puissant. Jean parle de deux extrêmes (les passions hautes et les passions basses) dont il faut se prémunir et de « Rester au centre de son humilité ». C’est par le rien qu’on arrive au tout. Jean voit cette course paulinienne en deux temps :

1) Imiter le Christ pour accomplir en toute chose la volonté du Père.

1A : Mortification : tâcher de, s’incliner à

1B : Persévérance : toujours. …. Pour vivre de foi. …. pour être conformé (au Christ). « NADA » (le rien) : ne rien savoir pour savoir tout, ne rien posséder pour posséder tout… Car c’est la convoitise de l’homme qui cause sa peine et son tourment. (Ni attiré par des passions hautes ou basses, rester au centre de son humilité. voir plus haut) Ce chemin se vit dans la foi. L’analogie est celle d’un vase d’or massif plaqué d’argent. l’argent est médiation de la Parole, expression extérieure transmise par l’Eglise. Mais ce vase est l’expression de l’or de la présence divine. A quoi conduit la foi? à vouloir ce que veut Dieu (union des volontés).

2) Renoncement aux attachements spirituels Hiérarchie des sens spirituels :

1) voir : passer à une autre forme de voir dans la nuit, une attention générale de la foi. Une relation.

2) écoute. Résonance de la source. Relation musicale. Ecoute du verbe qui est au delà des mots.

3) toucher. maternage, soin, touché au coeur. On peut se détacher des deux autres sens, mais pas d’être touché. « O toque delicado ». Le bien-aimé touche notre coeur et le transforme pour nous ouvrir à la blessure d’amour, cette douleur savoureuse. Nous avons trois ennemis dans cette montée-dépouillement du rien que le Tout attire et qui ne s’en remet qu’à Lui pour le parcours : le monde, la chair et le démon. Mais Dieu est miséricordieux car l’homme selon Jean est plus malade que pécheur. Conseil pour les débutants : Commencer par la vive flamme d’amour.

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